Avec elles
contre la violence
Thème 11
Au fil du temps
Des Suissesses
inspirantes
Chapitre
18
Exposition

-
8 displayyers A1 sur pied
-
Surface utile :
8 x A1
MOYENS
-
Illustrations
-
Textes
Pionnières, libres, engagées !

En avance sur
le rythme suisse !
Dans cette partie, nous présenterons les trajectoires de personnalités engagées et militantes ayant contribué, en avance sur leur époque, à changer l’image, la situation et les droits des femmes (exemples ci-après).
Portraits express
Julie von May
-
(1808-1875) – Adhère en 1869 à l’Association internationale des femmes et devient une proche collaboratrice de Marie Goegg-Pouchoulin, avec qui elle cofonde en 1872 l’Association pour la défense des droits de la femme ; publie en 1872 la brochure Die Frauenfrage in der Schweiz, dans laquelle elle revendique l’égalité des droits pour les hommes et les femmes et souligne l’indignité et l’ironie que constitue l’inégalité entre les sexes dans ce modèle de démocratie qu’est la Suisse.
Valérie de Gasparin
-
(1813-1894) – Née dans une riche famille genevoise, autrice de nombreux ouvrages à visée morale et sociale ; opposée à la communauté des diaconnesses de Saint-Loup et désireuse de professionnaliser et de laïciser le métier de garde-malade, elle fonde à Lausanne, avec son mari, l’Ecole normale évangélique de gardes-malades indépendantes, première école d’enseignement laïc pour les infirmières au monde, devenue La Source.
Anna-Joséphine Dufour-Onofrio
-
(1817-1901) – Elle n’a que 25 ans lorsqu’à la mort de son mari en 1842 elle reprend la fabrique de soie de ce dernier à Thal (SG). Sous sa direction dynamique, la fabrique passe en quelques années de 50 à 600 métiers à tisser. Soucieuse du bien-être de ses employés, elle crée une caisse d’assurance maladie destinée à son personnel. Très engagée sur le plan social, elle finance la construction d’un hôpital à Thal.
Marie Goegg-Pouchoulin
-
(1826-1899) – Genevoise, protestante et fille d’horloger, fondatrice en 1868 et première présidente jusqu’en 1871 de l’Association internationale des femmes, premier mouvement féministe de Suisse, visant l’égalité dans la formation, dans la vie professionnelle et sur le plan juridique ; une pétition qu’elle lance en 1872 aboutit à faire admettre les femmes à l’Université de Genève en 1872.
Marie Heim-Vögtlin
-
(1845-1916) – Née à Bözen (AG), première femme médecin de Suisse. Elle devient la première femme suisse à entreprendre des études universitaires lorsqu’elle entre en 1868 à la Faculté de médecine de Zurich, première université européenne à avoir accueilli des femmes, mais uniquement des étrangères jusqu’alors. Elle fonde son cabinet de gynécologie à Zurich en 1874.
Emilie Kempin-Spyri
-
(1853-1901) – Première femme suisse diplômée en droit, après avoir achevé ses études à l’Université de Zurich en 1887. N’ayant pas accès à la profession d’avocate parce que le droit de vote était une condition absolue pour l’exercer, elle dépose un recours auprès du Tribunal fédéral, sans succès. Elle ne pourra jamais exercer en tant qu’avocate et exercera une activité indépendante de conseillère juridique. En 1891, elle obtient le droit d’enseigner et devient la première privat-docent de Suisse.
Meta von Salis
-
(1855-1929) – Née au château de Marschlins dans les Grisons, elle achève en 1887 son doctorat en histoire, littérature et philosophie à l’Université de Zurich, devenant ainsi la première historienne suisse. Dans son article Ketzerische Neujahrsgedanken einer Frau (Les réflexions hérétiques d’une femme pour le nouvel an) paru en 1887, elle est la première femme à réclamer la pleine égalité politique entre les hommes et les femmes.
Verena Conzett-Knecht
-
(1861-1947) – Zurichoise, membre du Parti socialiste, première présidente de l’Union suisse des ouvrières fondée en 1890. Après le suicide de son mari en 1897, elle reprend l’imprimerie de ce dernier, laquelle devient florissante et emploie 450 personnes trois décennies plus tard.
Emilie Gourd
-
(1879-1946) – Présidente de 1911 à 1946 de l’Association genevoise pour le suffrage féminin et, de 1914 à 1928, de l’Association suisse pour le suffrage féminin, fondatrice en 1912 et rédactrice en chef jusqu’à sa mort du journal Le Mouvement féministe.
Erna Hamburger
-
(1911-1988) – Ingénieure, devient professeure ordinaire à l’EPFL en 1968, ce qui fait d’elle la première femme suisse professeure dans une école polytechnique.
Sophie Piccard
-
(1904-1990) – Née à Saint-Pétersbourg de parents suisses émigrés, elle obtient à l’âge de 21 ans un doctorat en mathématiques de l’Université de Smolensk en 1925 ; la même année, elle et ses parents fuient la Russie rouge et s’établissent à Neuchâtel ; ses diplômes russes n’étant pas reconnus en Suisse, elle effectue une nouvelle licence et un nouveau doctorat à l’Université de Lausanne en seulement quatre ans ; elle devient en 1943 la première femme professeure ordinaire d’une Université romande, à Neuchâtel.
Iris von Roten
-
(1917-1990) – Docteure en droit en 1941, obtient son brevet d’avocate en 1946. Féministe radicale, crainte et solitaire, connue pour son franc-parler, elle publie en 1958 Frauen im Laufgitter (Femmes sous surveillance). Détonnant avec le climat plutôt modéré et conciliateur de l’époque, l’ouvrage dénonce la discrimination et la privation du droit à l’autodéternination dont souffrent les femmes. Son ton acerbe et ironique lui vaut les plus vives critiques, même parmi les milieux féministes.
Elisabeth Feller
-
(1919-1973) – Cofondatrice en 1947 et première présidente de la Fédération suisse des femmes d’affaires et professionnelles ; lorsque son père meurt en 1931, elle entre dans l’entreprise d’électronique de ce dernier à Horgen (ZH) et en préside le conseil d’administration dès 1955 ; lutte pour le salaire égal à travail égal.
Lise Girardin
-
(1921-2010) – Première maire de Genève en 1968 et première conseillère aux Etats en 1971; lutte, au niveau cantonal, pour la démocratisation des études, et, au niveau fédéral, pour la décriminalisation de l’avortement.
Marion van Laer-Uhlmann
-
(1905-2004) – Deuxième femme du canton de Berne à passer son permis de conduire en 1922, conductrice pour la Croix-Rouge durant la Seconde guerre mondiale ; service actif dans l’armée en 1940.
Verena Meyer
-
(1929-2018) – Physicienne, première professeure ordinaire à Zurich en 1968 et première femme suisse rectrice d’une université en 1982, première femme à diriger le Conseil suisse de la science en 1987.
Carole Roussopoulos
-
(1945-2009)– Issue de la bourgeoisie valaisanne, elle s’installe à Paris en 1967 ; elle réalisera au cours de sa vie plus de 120 documentaires traitant des mouvements issus de mai 68, peu documentés par les médias traditionnels, donnant ainsi la parole aux ouvriers, aux féministes, aux Black Panthers, aux homosexuels, etc.
Margrith Biggler-Eggenberger
-
(1933-2022) – Docteure en criminologie de la Haute Ecole de Saint-Gall en 1959, première femme juge au Tribunal fédéral en 1974, publie en 2003 Et si la Suisse ôtait son bandeau ? La jurisprudence du Tribunal fédéral sur l’égalité entre femmes et hommes.
Et aussi, quand même,
des hommes en avance sur leur temps
Auguste de Morsier
-
(1864-1923) – Fondateur en 1907 et premier président de l’Association genevoise pour le suffrage féminin, premier président entre 1909 et 1912 de l’Association suisse pour le suffrage féminin, seul membre masculin à sa création.
Léonard Jenni
-
(1881-1967) – Juriste, dépose sans succès en 1923 au Tribunal fédéral un recours demandant que le terme « les Suisses » dans l’article 74 de la Constitution fédérale, régissant les droits de suffrage, inclue aussi les femmes.
Louis Bridel
-
(1852–1913) – Juriste spécialiste du droit comparé de la famille et du statut juridique de la femme. Député au Grand Conseil genevois (1895-1898), il est membre de l’Association genevoise pour la réforme de la condition légale de la femme et à l’origine de lois cantonales accordant des droits civils aux femmes. Il dirige la Revue de morale sociale et a plusieurs fois été délégué aux congrès de la Fédération internationale abolitionniste (contre la prostitution).
Emil Göttisheim et
Herman Greulich
-
(Respectivement 1863-1938 et 1842-1925 ) – Tous deux conseillers nationaux, le premier radical et le second socialiste ; en décembre 1918, ils déposent chacun une motion au Conseil national exigeant l’égalité politique pour les citoyennes suisses.
Exposition

-
8 displayyers A1 sur pied
-
Surface utile :
8 x A1
MOYENS
-
Illustrations
-
Textes
